Le temps presse pour le WRU. Les chemins des trois équipes semblent se rétrécir

Le temps presse pour la Welsh Rugby Union.

D’ici la fin du mois, l’instance dirigeante a promis de dévoiler son plan tant attendu visant à réduire le football professionnel de quatre à trois clubs. Cependant, à l’approche de l’échéance, le chemin vers cet objectif semble plus incertain que jamais.

Il y a quelques mois à peine, une solution possible semblait émerger.

Le Conseil de Swansea a affirmé que si Y11 réussissait dans sa candidature à Cardiff Rugby, les Ospreys deviendraient une équipe semi-professionnelle de Super Rygbi Cymru. Cela, a-t-on affirmé, fournirait un mécanisme pour le transfert de trois des quatre équipes professionnelles de rugby gallois.

Cependant, avec l’échec du rachat de Y11, le paysage a considérablement changé. Les Ospreys sont désormais dans une position bien plus forte qu’ils ne l’étaient plus tôt cette année.

Pour l’instant, la structure à quatre clubs est garantie jusqu’en 2028. Au-delà de cette date, la WRU s’en tiendra toutefois au modèle à trois équipes, avec des équipes professionnelles basées à Cardiff, à l’Est du Pays de Galles et à l’Ouest du Pays de Galles.

Le problème est de savoir comment y arriver.

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Le WRU a toujours soutenu que sa voie privilégiée était le consensus. A défaut, comme évoqué précédemment, les trois licences professionnelles peuvent être mises en concours.

Cependant, des sources bien placées affirment que de hauts responsables du conseil d’administration sont profondément nerveux à l’idée de poursuivre dans cette voie en raison des complications juridiques qui pourraient en découler.

Après tout, comment un processus de compétition peut-il être perçu comme totalement impartial alors que la WRU elle-même appartient à l’un des quatre clubs professionnels existants ?

Ce dilemme place l’instance dirigeante face à une réalité difficile. Si le processus de compétition est jugé trop risqué, il devient de plus en plus difficile de voir le rugby gallois parvenir à une structure à trois équipes.

Une fusion volontaire entre les Ospreys et les Scarlets sera sans aucun doute bien accueillie par de nombreux membres de la WRU. Un tel résultat apporterait une solution simple à l’un des problèmes les plus controversés auxquels est confronté le football professionnel.

Dans l’état actuel des choses, cependant, il semble y avoir peu d’appétit pour une telle décision au sein du club.

Même si un accord pouvait être trouvé sur l’équipe galloise qui quitterait le paysage professionnel, un autre obstacle demeure : trouver un remplaçant pour le United Rugby Championship.

Ce n’est un secret pour personne que les Ealing Trailfinders sont devenus des prétendants au remplacement de tout comté gallois retiré de la compétition. Bien que la proposition bénéficie d’un soutien dans certains milieux, WalesOnline croit savoir que la Fédération irlandaise de football de rugby et la Fédération sud-africaine de rugby sont actuellement opposées à l’idée.

Cette opposition est importante.

Si la WRU devait licencier l’équipe sans trouver de remplaçant, elle pourrait se voir imposer une sanction financière importante de la part de l’URC. La perspective d’une telle sanction constitue depuis longtemps un obstacle majeur au progrès.

Tout cela soulève une question fondamentale. La WRU pourrait-elle finalement conclure qu’il est préférable de travailler avec quatre équipes plutôt que d’imposer une réduction à trois ?

Le conseil d’administration, présidé par Richard Collier-Caywood, a voté à l’unanimité en faveur de la stratégie à trois équipes. On ne sait pas encore si son successeur sera capable de convaincre ses collègues directeurs de reconsidérer cette décision.

De même, on peut s’attendre à ce que le candidat retenu s’intègre dans un programme qui bénéficie déjà du soutien du conseil d’administration.

Quelle que soit la structure qui émergera finalement, rares sont ceux qui diraient que le parcours des joueurs nécessite des investissements importants si le rugby gallois veut inverser son déclin.

Dans le cadre de sa stratégie plus large, la WRU s’est engagée à investir 28 millions de livres sterling dans ce domaine du jeu sur cinq ans. Les projets visant à créer une académie nationale devraient progresser, que l’instance dirigeante atteigne ou non son objectif de réduction des équipes professionnelles.

Certains pensent que la WRU peut encore trouver suffisamment de financement pour soutenir quatre équipes professionnelles compétitives. Les partisans de la stratégie actuelle rejettent catégoriquement cette proposition.

Ce qui ne fait aucun doute, c’est l’ampleur du défi auquel le rugby gallois est confronté.

L’objectif à long terme devrait être de créer un environnement dans lequel au moins deux équipes professionnelles galloises sont capables de concourir systématiquement pour l’argenterie dans l’URC ou potentiellement dans le Gallagher Prem, tout en s’affrontant dans les phases éliminatoires de l’Investec Champions Cup.

Actuellement, cette vision semble lointaine.

Pour combler le fossé, le rugby gallois doit produire davantage de talents d’élite, tout en trouvant des moyens d’empêcher ses meilleurs joueurs de partir en Angleterre et ailleurs.

La réalité inconfortable est que le Pays de Galles manque actuellement de la concentration des meilleurs talents nécessaires pour soutenir quatre équipes professionnelles compétitives.

Même le modèle à trois clubs aura du mal à obtenir la promotion souhaitée à moins qu’un nombre important de joueurs gallois actuellement basés en Angleterre ne puissent être attirés chez eux.

Le débat devient alors financier. Le football professionnel est sous-investi et, même si la WRU parvenait à rationaliser sa base de coûts, il existe de sérieux doutes quant à savoir si cela suffirait à lui seul à soutenir quatre équipes compétitives.

L’URC fait également partie du problème, car il ne parvient pas à générer suffisamment de revenus pour soutenir le développement des équipes galloises. Le passage au système anglais est souvent présenté comme une solution évidente, mais c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire, car d’importants obstacles s’y opposent.

La WRU reste attachée à l’avenir de ses trois équipes. Cependant, avec l’opposition aux éléments clés du plan, l’incertitude quant aux ramifications juridiques du processus de candidature et un manque apparent de consensus parmi les clubs professionnels, le chemin vers ce résultat semble se rétrécir.

Et à mesure que la date de publication promise approche, le temps presse.

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Credit Post By: newsdesk@walesonline.co.uk (Steffan Thomas)

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