Le Leinster atteint la finale de l’URC contre les Bulls en emportant avec lui un niveau d’attente qui, comme l’explique Joe McCarthy dans une interview avec l’Irish Independent, ne vient pas seulement de l’extérieur mais aussi au sein du groupe. “Leinster est entouré d’attentes élevées et ce n’est pas différent dans le groupe”, lit le deuxième ligne, précisant que la pression fait partie intégrante de l’identité du club. Dans ce contexte, gagner n’est pas un objectif mais une condition structurelle, dans la mesure où « gagner des trophées est leur raison d’être et ne changera probablement jamais », avec un niveau d’intérêt personnel qui devient central dans la gestion de chaque saison. Ce n’est pas un hasard si McCarthy admet que “chaque saison, si vous ne gagnez pas la Coupe, vous vous sentez plutôt inadéquat”, résumant un état d’esprit certes dangereux, mais qui, pour le meilleur ou pour le pire, définit les standards et les ambitions de l’une des équipes sportives les plus titrées de tous les temps.
Croke Park et la finale. pression énergétique et environnementale
Le match contre les Bulls se jouera une nouvelle fois à Croke Park, un contexte qui est un facteur émotionnel et compétitif pour Leinster. McCarthy le dit sans ambages : « c’est absolument énorme… le buzz, l’ambiance, c’est magique », soulignant à quel point le contexte peut influencer la performance. L’effet stade fait désormais partie du jeu car “cela vous donne un énorme boost, une énergie incroyable”, surtout dans une situation comme “une finale à domicile à Croke Park… ça n’arrive pas souvent”. La dimension environnementale se confond donc avec la dimension sportive, augmentant encore le poids du match.
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Le parallèle avec les New York Knicks. enthousiasme et battage publicitaire
Né à New York, McCarthy relie également son point de vue au monde de la NBA et aux New York Knicks, qui sert de référence pour décrire l’impact du succès dans un contexte externe. “Vous voyez les Knicks de New York, les fans devenir fous… le niveau d’enthousiasme autour de l’équipe”, dit-il, soulignant le pouvoir du battage médiatique alors que l’équipe revient sur le devant de la scène. En même temps, il représente une différence culturelle. “Les fans des Knicks ont également fait des ravages dans la ville.” Je pense que les fans de Leinster sont un peu plus détendus”, mais ils reconnaissent néanmoins la dynamique générale de l’engagement global. “J’adore regarder les fans devenir fous sur TikTok”, ajoute-t-il, confirmant que le phénomène s’étend en dehors du terrain.
Bien sûr, le Leinster ne peut pas compter 53 années sans victoire comme les Knicks de New York dans son moteur de motivation, mais étant donné l’état d’esprit du club de Dublin, il est tout aussi certain que la défaite en Coupe des Champions contre Bordeaux représente une assez forte vengeance. Il reste à voir si cela suffira à garder le cap sur les Bulls sud-africains à la recherche, oui, de leur première victoire au Championnat Celtic-Italie-Afrique du Sud.
La clé du final : physique, laideur et détails
Sur le terrain, la finale se jouera avant tout sur la forme physique et la capacité à gérer les plaquages. McCarthy est clair. “Il y a beaucoup de contacts physiques, ils attaquent beaucoup autour du rocher”, soulignant l’endroit où les Bulls construisent la plupart de leurs attaquants. La réponse doit être immédiate : « agir vite et frapper fort », car toute hésitation peut se transformer en concessions et en pression constante. Scrum sera également crucial, surtout sans Andrew Porter, défini comme une « bête » mais avec des responsabilités réparties dans le groupe. “Nous avons mis beaucoup plus l’accent sur notre deuxième ligne de Scrum Stack. Ils constituent un élément fondamental de Scrum”, explique McCarthy, au point de résumer le concept de base : “Ce n’est pas seulement la première ligne, c’est tout le peloton de tête.”
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Pour soutenir la vision stratégique de McCarthy, la légende des Springboks, Matfield, suggère quant à elle que les Bulls se concentrent sur la pression sur les attaquants. De plus, il précise que l’arme avide, à son avis, sera la gagnante contre l’armée des Dublin Blues. Pour les deux équipes, il est donc très clair que le match sera décidé par le top 8, mais aussi que les départements défensifs des deux équipes seront le diable dans les défenses de plusieurs équipes nationales. Ce sera donc certes un match lourd en termes d’effets et axé sur les balles de match, mais où il sera probablement déterminé par la capacité à lire les espaces de manière soudaine et efficace grâce au travail effectué par les poids lourds. Bref, le jeu est ouvert. A ce soir.
Simone Zivilica
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