Il existe de solides arguments selon lesquels la WRU devrait consacrer davantage de ressources à un programme d’exil amélioré.
Cela fait un peu plus d’un an que la Welsh Rugby Union a mis fin à son programme d’exil.
À l’époque, la décision avait suscité un scepticisme considérable. La perte d’Emmanuel Faye-Waboso au profit de l’Angleterre n’a fait qu’accroître les craintes que le Pays de Galles se retire volontairement d’une importante campagne de recrutement alors qu’il en avait le moins les moyens.
Depuis lors, la responsabilité d’identifier et de retenir les talents doublement qualifiés incombe à un petit groupe sur la piste de haute performance de la WRU, soutenu par l’entraîneur-chef de l’équipe nationale Steve Tandy.
Il y a eu des succès remarquables. Convaincre le capitaine anglais des moins de 20 ans Kane James d’engager son avenir international au Pays de Galles marque une victoire importante, tandis que la décision de Bryn Bradley de porter le rouge plutôt que le blanc au niveau senior sera également considérée comme une victoire importante dans les coulisses.
Cependant, le Pays de Galles ne peut pas se permettre de s’arrêter là.
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L’engagement de la WRU à investir 28 millions de livres sterling dans le parcours de ses joueurs au cours des cinq prochaines années, parallèlement à la création d’une académie nationale, est à la fois nécessaire et bienvenu. L’avenir à long terme du rugby gallois dépend de la production d’un plus grand nombre de joueurs d’élite issus de son propre système.
Mais l’investissement dans la piste ne doit pas se faire au détriment d’une stratégie globale visant à identifier les talents au-delà du Pays de Galles.
S’il y a une leçon à retenir de l’Écosse, c’est que les syndicats qui réussissent laissent peu de place au hasard. La Fédération écossaise de rugby a établi un réseau d’exilés étendu et efficace, étendant son réseau à travers la Grande-Bretagne et au-delà à la recherche de talents pertinents.
Les critiques diront peut-être que l’approche écossaise est née d’une nécessité, car son action interne manque systématiquement de profondeur suffisante. Il y a du vrai là-dedans. Cependant, la réalité est que le Pays de Galles est désormais confronté à bon nombre des mêmes défis et doit être tout aussi proactif.
Le développement des joueurs locaux doit rester une priorité. Mais trouver des talents gallois qualifiés ailleurs doit devenir un pilier tout aussi important de la stratégie de l’Union.
Le bassin de joueurs gallois d’élite qualifiés dans l’hémisphère sud n’est peut-être pas important, mais les opportunités sont là. Le verrouillage des Crusaders, Tahlor Cahill, en est un exemple, tandis qu’il existe d’autres joueurs éligibles dont les liens avec le Pays de Galles restent largement ignorés.
L’histoire récente fournit une preuve supplémentaire d’opportunités manquées. Ollie Hassell-Collins et Tom Lockett auraient pu devenir internationaux gallois au moment du prochain tour de la Coupe du monde s’ils n’avaient pas réussi à faire partie de l’équipe A d’Angleterre plus tard.
Au niveau de l’âge, des joueurs tels que le demi de mêlée de Bath, Isaac Mears, devraient également être fermement sur le radar de la WRU. Wells ne devrait pas avoir peur de penser de manière plus créative.
La Scottish Rugby Union et la Irish Rugby Football Union remplissent depuis longtemps leurs rangs de joueurs qualifiés pour le rugby. La montée en puissance de l’Irlande a été favorisée par des personnalités comme Jamieson Gibson-Park, Bundy Aki et James Lowe. L’Écosse, quant à elle, a énormément bénéficié des contributions de Duhan van der Merwe et Kyle Steyn.
L’allongement de la durée de résidence de trois à cinq ans a sans aucun doute rendu ce recrutement plus difficile. Cela reste cependant une voie légale accessible à tout syndicat.
Considérez le solide tableau de profondeur du défenseur central du Pays de Galles, sans doute l’une des zones les plus vulnérables de l’équipe nationale. Est-il déraisonnable de suggérer que la WRU devrait identifier un jeune funambule sud-africain ou néo-zélandais prometteur âgé de 18 ou 19 ans, l’introduire dans le système gallois et le développer en vue d’une future éligibilité ?
Les traditionalistes pourraient hésiter à cette idée. L’attrait du rugby international a toujours reposé sur l’identité et l’appartenance, et beaucoup pensent que le jeu a déjà poussé ces principes à leurs limites.
Cet argument mérite le respect. Mais tant que la réglementation reste en vigueur, il n’y a guère de mérite à l’abandonner alors que les concurrents le font sans hésitation.
La route doit rester la priorité première du WRU. Sans une chaîne de production de joueurs gallois d’élite, aucun recrutement ne résoudra les problèmes plus profonds du sport.
Cependant, cela ne devrait pas être un débat entre l’un ou l’autre.
Si le rugby gallois veut vraiment retrouver sa position compétitive, il doit investir dans les deux. En cours de route, des ressources devraient être allouées à une opération d’expatriation moderne et dotée de ressources suffisantes, capable d’identifier les talents partout où ils se trouvent.
Parce qu’à l’heure actuelle, le rugby gallois a besoin de tous les avantages possibles.
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Credit Post By: newsdesk@walesonline.co.uk (Steffan Thomas)
