Bill Sweeney et la haute direction du RFM ne sont pas connus pour agir rapidement, mais les hauts responsables du rugby anglais doivent désormais mettre le pied à terre.
Le temps presse. Le fait que l’entraîneur de la défense le plus cher du rugby soit bientôt sur le marché, à un an de la Coupe du monde, appelle des mesures extraordinaires. De temps en temps dans la vie, les plans les mieux conçus doivent changer en raison de circonstances imprévues, et la disponibilité imminente de Sean Edwards est une opportunité que RFM ne peut tout simplement pas se permettre de manquer.
C’est une énorme surprise qu’après avoir aidé la France à remporter un nouveau titre des Six Nations, Edwards se retire de son rôle d’assistant de Fabien Galty.
Le championnat 2026 était son septième au classement général, après en avoir remporté trois alors qu’il était à Channel et quatre dans son précédent rôle avec le Pays de Galles.
Parmi ces sept, Edwards compte quatre tournois du Grand Chelem à son actif. En tant que joueur et entraîneur des deux codes du rugby, son palmarès est sans égal. C’est une machine à gagner.
Et c’est pourquoi l’Angleterre ne peut pas se permettre de ne pas l’embaucher maintenant, comme elle l’a fait en vain dans le passé. La signature du joueur de 59 ans pourrait ne pas être simple tant que les complexités de sa sortie française ne seront pas résolues. Mais à bien des égards, la situation est claire.
C’est une grande surprise qu’après avoir aidé la France à remporter un autre titre des Six Nations, Sean Edwards se retire de son rôle d’assistant de Fabien Galty.
Edwards est de loin le meilleur entraîneur défensif au monde. Son CV le montre avec plus de 50 trophées
Edwards est anglais. Non seulement il sera attiré par la perspective de travailler avec son pays d’origine, mais il sera également en train de l’aider à passer du statut d’opprimé à celui de vainqueur du trophée. C’est ce que fait Edwards, de loin le meilleur entraîneur défensif au monde. Son CV le montre avec plus de 50 trophées.
Il est définitivement ce dont l’Angleterre a besoin.
Au cours des années passées, le RFM a permis à Edwards de passer à travers ses filets. Les deux parties ont eu des négociations dès 2022. Cela ne peut tout simplement pas se reproduire.
En tant que directeur général, Sweeney devrait mener la chasse à Edwards et, quelle que soit la composition actuelle du ticket d’entraîneur de l’Angleterre, chercher à l’ajouter à la liste dès que possible.
L’entraîneur-chef Steve Borthwick est sous pression pour remettre l’équipe nationale sur les rails après la révision désastreuse de la FA des Six Nations en Angleterre.
Il compte déjà dans son équipe Richard Wigglesworth, Joe El-Abd, Byron McGuigan et Kevin Sinfield, qui possèdent tous une expertise défensive. Mais soyons parfaitement honnêtes à ce sujet. Aucun de ces quatre hommes, malgré toutes leurs qualités, ne fait partie de la ligue d’Edwards.
Embaucher Edwards est logique pour toutes sortes de raisons. Certains se demandent si ses pouvoirs diminuent après que la France ait marqué 96 points lors de ses deux derniers matches des Six Nations contre l’Écosse et l’Angleterre. Mais à mon avis, cela reflète davantage la situation du jeu international – l’attaque au sommet – plutôt qu’une légère focalisation sur ses capacités. Edwards est un brillant motivateur.
L’Angleterre a certainement le talent pour rivaliser avec les meilleurs du monde. Ils ont juste besoin que quelqu’un l’ouvre. Edwards pourrait être cette personne.
Il apporterait également une expérience indispensable à RFM. Borthwick est un jeune entraîneur international et est entouré de personnages similaires. Edwards a été là, l’a vu et a tout fait.
Edwards a remporté sept fois les Six Nations au cours de sa carrière avec la France et le Pays de Galles. En tant que joueur et entraîneur des deux codes du rugby, son palmarès est sans égal. C’est une machine à gagner
Steve Borthwick (à gauche) compte dans son équipe des entraîneurs défensifs comme Kevin Sinfield (à droite), mais ils ne font pas partie de la ligue d’Edwards.
La rotation du personnel d’entraîneurs à ce stade du cycle de la Coupe du monde n’est pas idéale, mais l’histoire a montré qu’elle ne doit pas nécessairement constituer un obstacle au succès mondial.
En effet, la Nouvelle-Zélande vient d’embaucher un tout nouveau staff en coulisses dirigé par l’entraîneur-chef Dave Rennie. Rassie Erasmus n’avait que 18 mois pour travailler avec les Springboks avant de les mener à la gloire de la Coupe du monde en 2019. Faire venir Edwards aux côtés de Borthwick ne serait qu’un petit changement en comparaison.
Il est peu probable qu’Edwards soit libre de rejoindre une autre équipe avant le début du Championnat des Nations cet été. Mais ne vous y trompez pas, il ne manquera pas de prétendants.
Sweeney doit s’assurer que l’Angleterre est la première à acquérir ses services en décrochant le téléphone d’Edwards cette semaine. La perte imminente de la France doit être un gain pour l’Angleterre. Et cela pourrait être un catalyseur pour remettre les habitants de Borthwick sur la bonne voie.
À vous, Bill.
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